Psychothérapie: pourquoi revenir sur le passé

mai 12, 2026 / Conseil lecture, Non classé, Psychothérapie

Psychothérapie: pourquoi revenir sur le passé 

Tous les patients veulent aller de l’avant et parfois, en tant que psychothérapeute, on entend des phrases à propos du passé comme « c’est vieux, j’en ai marre ». Ils expriment l’envie que le passé arrête de les importuner sans encore arriver à s’y connecter avec bienveillance pour le travailler.

Faire marche arrière pour explorer son passé n’est pas un signe de stagnation, mais un levier pour mieux vivre au présent et avancer autrement.

Nous pouvons explorer notre propre passé mais également celui de nos ancêtres. En effet, nous venons tous de quelques parts et parfois certains ressentis peuvent venir de plus loin que simplement de notre propre histoire.

L’enjeu identitaire : devenir soi

L’identité ne naît pas du vide. Elle se construit tout au long de notre vie au fil des rencontres. La première rencontre est celle de nos parents et de leurs histoires. D’abord on assimile pendant l’enfance, puis à l’adolescence on se différencie pour ensuite arriver à l’âge adulte et devenir un être unique ayant choisi ce qu’il souhaite garder de son héritage ou non. Parfois, revenir sur le passé permet de lâcher prise sur des choses que l’on porte sans le vouloir.

L’enjeu biographique : réparer le récit

Sur le plan biographique, le passé est le matériau brut de notre histoire de vie. Il est important que chaque événement puisse trouver une place dans notre récit de vie. Parfois, certains événements sont douloureux et pour avancer on a tendance à les mettre de côté sans les intégrer.

Travailler son passé, c’est intégrer les événements et leur donner une place dans notre histoire, en reconnaissant la douleur qu’ils ont générée, mais également ce qu’ils nous ont appris et ce qu’ils nous ont permis de devenir.

L’enjeu transgénérationnel : se libérer du poids des ancêtres

Le passé dépasse la simple histoire de l’individu. Nous portons en nous aussi les histoires de nos aïeux : des deuils, des secrets, des événements traumatiques ou douloureux, des schémas répétitifs etc.

Y revenir permet de travailler les cicatrices qu’on porte et se libérer du poids d’une histoire. Ce travail il est bénéfique pour nous ainsi que pour les générations futures (voir article)

 

Pour aller plus loin :

Anne Ancelin Schützenberger, « Aïe, mes aïeux »

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